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Retour sur la conférence "Vers la dénumérisation ?"

Le 30 septembre, le médialab réunissait Najat Vallaud-Belkacem, Nastasia Hadjadji et Thomas Honnet, aux côtés de Robin de Mourat et Clémence Seurat, pour interroger les limites du « tout-numérique » et explorer les possibilités d’un autre rapport au numérique.

Chronique

Vers la dénumérisation ? Repenser notre rapport au numérique

Introduite par Sylvain Parasie, directeur du médialab, et Thomas Honnet, expert en droit et transformations numériques et enseignant à Sciences Po, la conférence a fait dialoguer plusieurs approches de la dénumérisation : sociales, juridiques, techniques et politiques.

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Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre, présidente de France terre d’asile et auteure de Sevrage numérique, a ouvert la discussion en revenant sur les limites du « tout-numérique » et les fractures sociales liées à la numérisation. Une invitation à questionner la place prise par le numérique dans nos sociétés et à réfléchir collectivement aux moyens de la repenser.

La dénumérisation pose également des questions de droit. Thomas Honnet, qui enseigne le cours « Culture et enjeux du numérique » à Sciences Po et a consacré plusieurs articles à la dénumérisation des services publics, en a présenté les enjeux et les perspectives juridiques, notamment dans un contexte où la dématérialisation transforme les relations entre services publics et usagers.

Mais repenser le numérique implique aussi d’interroger ses infrastructures. Nastasia Hadjadji, journaliste et auteure d’Apocalypse Nerds, a présenté les réseaux mesh, qui permettent d’envisager d’autres manières de se connecter et constituent des alternatives aux infrastructures actuelles d’Internet.

Enfin, Robin de Mourat et Clémence Seurat, chercheurs au médialab, ont présenté leurs travaux menés avec Maxime Crépel autour de la possibilité d’un « autre numérique », pensé pour être plus inclusif et contribuer à la participation à la vie collective.

De la réduction de la place du numérique à la dénumérisation des services publics, en passant par les infrastructures alternatives et de nouvelles formes de participation, les échanges ont permis d’explorer différentes pistes pour repenser la place du numérique dans nos sociétés.