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Gouvernement des risques par l'éthique et par les normes — perspectives critiques sur ces dispositifs et leurs évolutions

Nicolas Baya Laffite, Stefan Cihan Aykut, Pierre-Benoît Joly, Olivier Borraz

Dans la période de veille actuelle, nous avons retenu pour l’analyse quatre articles parus dans deux numéros spéciaux : l’un, de larevue Minerva sur « le gouvernement de la science et par la science » est présenté par Pestre et Weingart (2009) ; l’autre, de la revue Social Studies of Science (Études sociales de la science) sur « la notion d’objectivité dans la réglementation sanitaire » est présenté par Cambrosio et al. (2009). La démarche que nous avons choisie est de présenter, à chaque fois, d’abord l’introduction, afin de donner unaperçu du numéro spécial et ensuite un article du numéro en question.Les articles sélectionnés dans les numéros spéciaux traitent chacun d’un outil de régulation sociotechnique spécifique ayant connuune ascension fulgurante ces dernières années. L’article de Tallacchini (2009), issu du numéro de Minerva , aborde la question dugouvernement par l’éthique et de ses effets politiques. Celui de Thévenot (2009), issu du numéro de Social Studies of Science, prend comme objet d’analyse les standards et leur rôle central en biomédecine et dans les politiques de régulation et réglementation des produits techno scientifiques aujourd’hui. Les deux articles ont en commun l’objectif de reconstruire les généalogies politiques etsociales de leurs objets afin d’étudier d’où ils viennent, qui les encourage, comment ils ont été réappropriés et par qui, comment ilsont été concrètement mis en service, comment ils ont transformé les pratiques de régulation et ce qui est marginalisé ou évacué dansce processus.Ces articles et les numéros dont ils sont issus apportent une compréhension des évolutions des dispositifs publics de gestion du risquesanitaire et environnemental en France (et au-delà) en ce qu’ils offrent un regard original sur les dispositifs discursifs et sur les pratiquesà l’œuvre dans le gouvernement des risques technoscientifiques. Jusqu’à présent, nous n’avions pas abordé cette perspective danscet espace. En ce sens, on peut espérer qu’ils intéresseront fortement les institutions intervenant dans l’interface sciences/sociétéset les institutions de gestion des risques sanitaires et environnementaux en particulier.